Blogueur Influent

Le Webzine consacré aux blogs. A prendre au 2.0ème degré. Ou pas.

Le Manifeste

L’internet est un Ouroboros. Il est ennivré par son axe génétique, qui ronge et entraine son ontologie et sa phénoménologie, faisant disparaitre les arborescences pour les remplacer par des regroupement sémantiques obéissant à une logique floue, infiniment mouvante, abolissant la dictature des sachants pour offrir la primeur de la connaissance aux masses, productives jusqu’à l’obscénité, et tant d’autres démons et merveilles.

L’internet est un Ouroboros. Tiamat s’est élancé vers le ciel pour s’engloutir et renaitre à nouveau d’une essence originelle au potentiel formidable. Le web est mort, le web 2.0 est né. Et le web 2.0 est ce que le web se voulait d’être, se révait d’être, un formidable courant de pensée, un torrent phénoménal, un dragon… Un Ouroboros.
Nous sommes les blogueurs influents. Nous sommes les fremen, et nous chevauchons le ver des sables. Notre but est de tendre une main secourable, de planter un ilot dans le flux aveugle d’une information déchainée. Notre force ? Une expérience aguerrie des cycles de Kondratiev dans des contextes industriels, de grande échelle, touchant les plus hauts étages de la pyramide de Maslow, et une forme de pensée affutée sur l’axe ontologique de notre vecteur, non pas singulière, mais volontairement composite.

Car oui, Blogueur Influent ne peut être une personne mais bien la somme continue d’un ensemble cognitif convexe d’éléments de même essence. Nous ne sommes pas simplement des guides éclairés, l’alchimie de notre relation (aussi endothermique qu’exothermique, et nécessairement anentropique) se veut un un phare en notre milieu. Des lors je ne suis plus moi, je qualifie le nous, et c’est par (ironiquement) une royale première personne que je peux dorénavant deviser (et de fait, s’il nous est possible ce genre d’humour, la longue traine est le phénomène qui nous habille le mieux).
Mais c’est de notre milieu qu’il convient de parler. Le mot couramment, et abusivement employé qui s’en approche est blogosphère. Ce mot est, volontairement ou non, réducteur. Voila pourquoi. En s’apparentant sémantiquement à une biosphère, la blogosphère qualifie de façon extrêmement particulière un ecosystème. Réduction par le sens d’abord. Mais ce qu’a engendré la renaissance en version évoluée du web n’est pas tant un écosystème que la part évoluée et homogène d’un système global, qui, s’il fallait la qualifier, serait donc non pas un biotope, hyper réducteur car il s’arrèterait aux moteurs de blogs, mais une biocénose. Voila pourquoi il convient de qualifier notre milieu de blogocénose, c’est à dire l’ensemble de pensées suivant l’esprit du blog.

On a ici un point de rebondissement diablement intéressant. Qu’est-ce que l’esprit de la blogocénose ? C’est un esprit de saine consommation d’une connaissance choisie par le bon sens commun, immédiatement et abondamment disponible. Et c’est bien là qu’on se rend compte que l’ouverture du modèle était vitale car elle englobe de fait beaucoup d’aspects et de vertus qui font la base du 2.0, de la beta aux partage de signets.

Dans ce contexte, nous sommes les blogueurs influents, nous sommes blogueur influent, blogueurs non pas en tant qu’utilisateurs de blogs, mais blogueurs en tant qu’entité abstraite de la blogocénose et notre volonté n’est pas de s’enrouler dans la toge d’un honneur insignifiant, elle n’est pas de rechercher l’influence comme une finalité, elle est d’utiliser l’influence en tant que moyen pour offrir à l’ensemble continu du corps qui nous entoure et nous nourrit non pas la nourriture insipide qui amène à la boulimie, mais l’ambroisie que nous aurons su distiller.

Serviteurs.